L’astrologie et le jeu
Le jeu et l’astrologie sont étudiés ici dans un petit divertissement astro-ludique, afin de mettre en relation les composantes symboliques qui les constituent l’un et l’autre.
Quels sont les signes ou les planètes qui nous parlent du jeu ?
Avant tout, essayons de comprendre ce que recouvre la notion de jeu. Elle comporte plusieurs dimensions :
- le défi
- le risque
- la simulation et le hasard
- la rencontre
- l’évasion
- l’apprentissage du monde et de l’autre
Le défi
Mars défie.

Le jeu commence souvent par un défi. À travers le Bélier, c’est Mars qui parle :
« Je te défie de me battre à la lutte, au billard, au Monopoly… »
Même si tous les jeux ne sont plus fondés sur la concurrence pure, Mars intervient presque toujours dans la motivation première qui pousse à entrer dans le jeu. Il y a quelque chose à affronter : une situation, un adversaire, une autre équipe… ou un défi à relever ensemble.
Dans certains cas, relever ce défi implique de mettre ses ressources en commun : jeux coopératifs, jeux de rôle, stratégies collectives. C’est alors l’autre signe gouverné par Mars qui entre en scène : le Scorpion, avec sa capacité à unir des forces autour d’un objectif commun.
Le risque
Jouer, c’est toujours prendre un risque.
Le risque apparaît dans les décisions que l’on prend ici et maintenant pour atteindre un but que l’on s’est fixé. Il est intimement lié au Lion : le roi expose sa création — son armée de carton, son plan de jeu, sa stratégie — sans jamais être certain de la victoire.
Même lorsqu’il ne s’agit pas de jeux d’argent, le jeu suppose presque toujours un investissement : des pions, des cartes, des points, du temps, de l’énergie. Le Taureau accepte d’y engager une partie de ses avoirs, tandis que le Lion prend le risque plus symbolique d’exposer son œuvre… et de tout perdre.
La simulation et le hasard
Le jeu simule : « comme si… »

Les billets du Monopoly imitent l’argent, les pièces d’échecs représentent un royaume, les cartes deviennent des pouvoirs, les pions des soldats. Nous entrons ici pleinement dans le domaine du Verseau, qui prend de la distance avec la réalité pour en proposer une autre.
Grâce aux règles du jeu — et rappelons que Saturne est aussi maître du Verseau —, nous acceptons consciemment d’endosser une autre identité, d’évoluer dans un autre système de valeurs.
Et le Verseau se moque. Il se gausse même de nos projets de victoire en introduisant ce facteur si fréquent dans le jeu : le hasard.
À bien y réfléchir, rares sont les jeux qui s’en passent. Tirer une carte, lancer des dés, faire tourner une roue… Face au Lion qui prend le risque d’affirmer sa création, le Verseau introduit l’incertitude, l’imprévisible, la relativité des résultats.
À travers cette moquerie, il nous enseigne aussi que gagner ou perdre importe finalement peu, pourvu que l’on ait éprouvé l’ivresse de l’affrontement fraternel. Le Lion, au lieu d’y engager tout son ego, gagnerait parfois à écouter son goût du jeu et du plaisir partagé.
L’évasion
L’évasion est un aspect moins évident, mais essentiel.
Si le Verseau n’a pas eu le temps de relativiser le jeu, certains peuvent le prendre trop au sérieux et passer à côté de cette dimension. Pourtant, jeux de rôle, jeux de plateau ou jeux vidéo ouvrent très souvent la porte du rêve et permettent de s’extraire, un temps, d’une réalité parfois trop lourde.
Les pièges du royaume imaginaire de Neptune existent, bien sûr, et la tentation de s’y perdre peut être grande. Mais lorsqu’il est vécu consciemment, le jeu devient un espace de respiration, d’imaginaire et de poésie.
« La maturité de l’homme,
c’est d’avoir retrouvé le sérieux
qu’il avait au jeu
quand il était enfant. »
— Friedrich Nietzsche
L’apprentissage et la découverte
Pour apprendre, il suffit parfois de jouer.

Le Sagittaire — ou Jupiter — intervient ici pleinement. Il ouvre de nouveaux horizons, favorise la rencontre, l’exploration d’autres mondes, d’autres règles, d’autres joueurs.
En endossant des rôles multiples, comme le fait naturellement l’enfant, nous nous mettons en situation. Nous explorons des facettes de nous-mêmes et du monde auxquelles nous n’aurions jamais pensé autrement. Jouer à papa-maman, à la poupée, à un sport ou à un jeu de stratégie, c’est expérimenter l’axe Gémeaux/Sagittaire : apprendre par l’expérience, à l’école vivante du jeu.
Ubuntu.
(« Je suis parce que nous sommes »)
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