Feuilles passant du vert au rouge au fil des saisons, illustrant les cycles naturels présents dans l’astrologie.
Méditations

L’astrologie, partout, autour de nous

En 2011, le rat des villes que je suis est parti vivre à la campagne pour une dizaine d’années. C’est là, paradoxalement, que j’ai vraiment découvert l’astrologie.

À la campagne, les saisons ne sont pas une idée abstraite. Elles ne sont pas seulement une différence de température entre l’été et l’hiver. Elles s’imposent comme un grand cycle visible, concret, vivant. Tout y parle de transformation.

En ville, bien sûr, j’avais conscience du passage des saisons. Mais, cela restait périphérique, presque décoratif. À la campagne, j’ai commencé à voir autre chose : un monde qui s’éveille au printemps, s’épanouit en été, s’endort en automne puis se retire en hiver.

Le retour des oiseaux migrateurs. Les graines qui lèvent. Les premières fleurs. L’explosion des insectes au printemps. L’opulence de l’été. Puis, à l’automne, le ralentissement. La terre se repose. Le travail des champs s’interrompt. On rentre les outils. On se prépare à vivre davantage à l’intérieur, ensemble, dans la chaleur de la maison.

Peu à peu, j’ai compris que l’année n’est pas seulement une succession de mois, mais une respiration. Un grand mouvement alternatif entre l’expansion et le repli. Entre la vie tournée vers l’extérieur et la vie rassemblée vers l’intérieur. Et ces deux grands moments se nuancent encore : le printemps et l’automne ne sont pas de simples transitions, mais des étapes à part entière.

C’est peut-être là que commence l’astrologie : dans cette observation élémentaire des rythmes du monde.

Les quatre saisons ne changent pas seulement le paysage. Elles créent aussi en nous des tonalités, des dispositions, des états d’esprit. Les saisons lumineuses appellent davantage l’élan, la jouissance, l’ouverture, la dépense. Les saisons sombres favorisent plus volontiers l’intériorité, le bilan, le recentrement, la vie commune.

On peut alors faire une hypothèse simple : nous venons au monde dans une ambiance saisonnière qui nous marque. Le bébé découvre le monde dans une certaine qualité de lumière, de température, de mouvement, de rapport entre dehors et dedans. Il y reçoit ses premières impressions, ses premières sensations, ses premières émotions. Sans doute s’imprègne-t-il aussi, d’une certaine manière, de cette saison qui l’accueille.

Quelqu’un qui naît au printemps pourrait ainsi être plus spontanément accordé à ce qui commence, pousse, se multiplie. C’est le temps de l’éclosion.

Une personne née en été pourrait être plus portée vers le rayonnement, l’intensité de la présence, l’effervescence de la vie déployée.

Naître en automne pourrait rapprocher d’une sensibilité au lien, à l’échange, à la communauté, mais également au sens des choses, au moment où l’on recueille, où l’on transmet, où l’on redescend doucement vers l’intérieur.

Et, l’hiver, lui, pourrait correspondre à des dispositions plus contemplatives, plus intériorisées, parfois philosophiques ou spirituelles. C’est le temps du retrait, du bilan, de la profondeur.

Je ne présente pas cela comme une théorie rigide. Encore moins comme une explication totale. C’est plutôt une suggestion. Une manière de revenir à quelque chose de plus simple, de plus terrestre, de plus immédiatement sensible.

Parce que l’astrologie n’est pas seulement affaire de signes compliqués, de domiciles, d’aspects ou de techniques savantes. Avant tout cela, elle peut être une attention portée aux cycles. Une écoute des formes élémentaires de la vie. Une manière d’observer ce qui se passe autour de nous — et aussi en nous.

L’astrologie, est peut-être déjà là : dans la lumière, dans les champs, dans le retour des oiseaux, dans la terre qui se repose, dans l’élan du printemps ou le silence de l’hiver.

Juste autour de nous.

Ubuntu.
(« Je suis parce que nous sommes »).

Vous avez aimé cet article ?

Approfondissez-le en formation, ou adaptez ces idées à votre carte du ciel en accompagnement.